CHOUCHOUS

Elements : Uppercut dans ta bouche

Cela faisait des jours, que dis-je des semaines, que nous voulions tester le restaurant qui est sur toutes les lèvres : ELEMENTS. Alors, simple effet de mode lié à la nouveauté ou véritable pépite culinaire ? Nous avons mené l’enquête. (Bernard de La Villardière sors de ce corps).

 

Il nous fallait une occasion pour y aller. La Saint-Valentin semblait idéale puisque Elements ne faisait pas le menu spécial pour les amoureux et le marketing.
Bon depuis, on ne va pas se mentir, on y est retourné.

 

Le jeu des contrastes commencent ici. Sur un parking le long de la départementale, un lieu chaleureux se devine. La bulle exotique de la D810. Alors oui c’est en face de GIFI. Mais non ceci n'a vraiment aucune importance. Bon même s'il est vrai, on n'aurait jamais parié aller dîner  dans une zone indus.

 

Une cuisine qui bat son plein
Passés la porte, le décor est sobre. Métal noir, bois blond, lumières tamisées et des enceintes qui crachent un bon vieux rock. Ici pas de guimauve, ça balance du LCD Sound System, Les Doors. Ambiance pêchue où la formule : une cuisine qui bat "son" plein, prend alors tout son sens.
Au fond, cadrage sur la cuisine ouverte d’où émane un bouillonnement.

 

Sur la carte, les intitulés des plats vont à l'essentiel. Ils égrènent les éléments. Sans poésie pompeuse.

 

Les entrées arrivent. Le ceviche de rouget est tout simplement fantastique, le poisson est d’une fraîcheur hallucinante, uniquement snacké au citron vert, il a conservé toute sa tendresse. La texture est fondante. Puis les poireaux braisés aux algues ont débarqué. Alliance terre-mer originale et équilibré, l’ensemble est assaisonné à la perfection, relevé par une pointe d'acidité et en fond un goût iodé. L’impression de manger la mer. De plus, la mâche est présente et agréable, grâce au chou et quelques feuilles de salade.

 

En plat, l’aloyau dans la tendresse et l’allégresse. Remarquable. Il est accompagné par une tranche de potimarron braisé saupoudré de citronnelle, de chives et d'éclats de cacahuètes lui conférant un exotisme sentant bon l’Asie du Sud-Est.

 

Oui, de nouveaux éléments sont réunis à Bidart. Des produits basques rencontrent des senteurs de Bali, des épices de Thaïlande, des influences nippones... Le tout à des prix tout doux.
Simplicité complexe. Subtilité violente. Nous sommes conquis.

 

Restaurant Elements

1247, avenue de Bayonne

Bidart (64210)

09 86 38 08 51

restaurant-elements.com


Biarritz : la cave à manger où l'on chérit bibi

Vin, Amour et Saucisson. Cela pourrait être la devise du Chéri bibi.
Comment vous parler de ce lieu? La tâche est ardue car on est littéralement conquis dès les premières minutes. Quand François propose de déguster sa dernière petite trouvaille en matière de vins naturels, oui c'est vrai on a déjà mordu à l'hameçon. Découverte de nouveaux cépages, de vignes inconnues et belle rencontre avec deux piliers du Chéri bibi : François et sa passion pour le vin.

 

On se dit que l'on va rester objectifs, ok un vin naturel, original et savoureux, c'est bien joué mais il en faudrait plus pour devenir addict.

Et puis là ça se corse. Car voici la botte secrète de l'établissement.
L
a jolie Fanny sort de sa cuisine et débarque avec son sourire et son boeuf de Galice (le Txogitxu) qui a "changé sa vie". Et qui vient de changer la nôtre. (Et demain la vôtre.)

 

Ici, le produit -local et toujours de qualité- est sur toutes les lèvres et se déguste sur les tables en formica aux tons pastels ou à même le bar aux carreaux jaunes et noirs.

 

On a plongé, c'est trop tard, inutile de lutter.

En repartant, on panique, on cherche déjà l'excuse qui va permettre de revenir. Samedi midi pour le déjeuner sur la terrasse ensoleillée avec menu du marché complet (100% local!) à 18 euros? Pour une soirée Melting popote (1 pote/1 plat/12 euros)? Vendredi soir pour se mêler à la foule, écouter un concert et finir par danser avec son voisin de table?

Ou demain allez, on revient pour l'apéro car il faut à nouveau goûter les haricots blancs judion de Navarre servis avec ses zestes de citron.

 

On trouvera bien. 

 

Et puis bon, est-ce qu'on a vraiment besoin d'une raison pour retourner au Chéri bibi?

On s'y sent juste terriblement bien. Un peu comme chez les copains.

 

Allez les chéris, vous savez ce qu'il vous reste à faire.

Et on dit merci qui?

Merci Bibi.

 

Classe : Le choix des vins. Le menu déjeuner qui change tous les jours. Le sourire de Fanny et François.

Pas classe : Quand le Chéri est fermé. Bibi est tristesse.

 

Chéri Bibi La Conserverie, BIARRITZ $$

Cave à manger

50, rue d'Espagne

05 59 41 24 75

 



Envie d'un Italien? Direction la Pizzeria de Bidart

Envie d'un Italien? Pas de problème. A La pizzeria de Bidart, il est là, il vous tend les bras. Il y a tout. La pâte fine, la tomate fraîche, la mozarella et même la roquette légère et poivrée. Manquerait plus que la mandoline et on est à Napoli. Bon ok, il y a aussi un hamburger à la carte, hormis cela, on y est presque. Et puis ça nous arrange car le burger est à tomber (15€)

L'endroit ne désemplit pas : des couples, des potes, des familles, des mamies, des surfeurs. 

Entre nous, à choisir entre les pizzas (13€) et les pâtes (12€), faîtes-vous une bonne pizz', elles sont à tomber. Spéciale dédicace à La Mademoiselle : chèvre, miel, roquette, balsamique. Et puis ça va maintenant, les spaghettis on a donné à la maison.

...Et on peut aussi déguster les pizz' dans son canap'.

 

Classe : La cheminée qui crépite les soirs d'hiver. La terrasse ensoleillée les journées d'été.

Pas classe : Il faut garder le tiramisu le vrai svp, il est divin.

 

La pizzeria de Bidart, à BIDART $

Rue Erreteguia

05 59 54 82 45

 



Biarritz : du poisson cru qui l'eût cru?

Saline Ceviche Aie Aie Aie ! (à prononcer avec l’accent mexicain).

Derrière ce petit restaurant à l’atmosphère tokyoïte se cache en fait une agence de voyage. Dépaysement garanti! C'est parti, on s'envole direction le paradis du poisson mariné. Embarquement immédiat pour un décollement des papilles. Au menu, une cuisine méconnue dans une ambiance détendue. Lumière tamisée, mobilier facto, on est prêts à déguster!

 

Dans l'assiette : du rêve. On imagine vite un lagon turquoise, un ponton, une ambiance chaude et humide pour accompagner ce poisson frais qui baigne allègrement dans un jus de citron, lait de coco et coriandre. Bora Bora ou même l'Asie, tout ça n'est plus très loin. La formule, c'est le ceviche. Et on le décline à toutes les sauces du monde, toujours à des prix raisonnables (entre 12 et 18euros) et avec un bon petit vin blanc qui finit le travail.

 

Avec une telle spécialité revendiquée on s’attend à partir en Amérique Latine mais de là à faire un détour par le Japon, c’est carrément un tour du monde ! On fait un stop dans le Pacifique avec le ceviche à la tahitienne (lait de coco, cabillaud, citron vert) au Pérou (maïs croquant, citron, menthe, coriandre) mais avec un peu d'imagination, vous êtes aussi à Tokyo et au milieu de cette chouette déco, dans un p'tit resto de NYC. Décollage du palais immédiat.  Grace à sa cuisine fusion latino-japonaise, le Saline Ceviche nous amène très loin, chaque plat est un tableau confectionné avec délicatesse entre Paul Signac et  Raoul Dufy. Des touches de couleurs juxtaposées qui se fondent harmonieusement en bouche. Jus de citron, coriandre, oignon rouge, graine de sésame, poivron jaune, c’est un feu d’artifice de saveurs, fraîcheur, joie dans ton cœur.

 

La salade de chou Thaï est une merveille. Le Tataki de thon, une tuerie. La panacotta au colis de goyave, une déclaration d’amour. Saline Ceviche, c'est un endroit magique où l’on voit le soleil se lever au Japon et se coucher au Pérou, le temps d’un dîner, les papilles dans les nuages.

 

Classe : Il y a de la Carib! Mais siiii, cette bière si légère Made in Caraïbes!

Pas classe : Pas beaucoup de places (c'est un faux défaut on est bien d'accord).

 

Saline Ceviche Bar, à BIARRITZ $$

62, rue Gambetta,

05 59 43 65 98

 



Biarritz en mode moquette-banquette

La Maison Biarrotte (LMB), on chuchotte, on met une veste en velours et on boit du vin rouge. On oublie les binouses, la clope et les vannes de Michou -du coup, on évite de venir avec Michou merci-. Que ce soit bien clair, ce n'est pas top ambiance, on n'est pas là pour faire la fête mais plutôt parti pour se faire les yeux doux. Et on ne rigole pas trop fort. Serait-ce la moquette, la banquette en velours ou les deux réunies qui donnent cette atmosphère cosy-chic? LMB est le resto du Tonic Hôtel. Donc on part sur une grosse ambiance quatre étoiles.

Mais on se sent bien, tout n'est que douceur, on a presque envie de se rouler sur la moquette, mais attention on ne vient pas en pyjama quand même. Ici, on se sape un peu.

Et dans l'assiette, on reste au level quatre étoiles sans les prix qui font malPlat du jour, proposé même le samedi soir : coquilles Saint-Jacques et ses petits légumes de saison (12 €). Le menu à 25 €, entrée-plat-dessert ravira par la richesse de ses choix et son prix doux.

C'est calme, c'est bon, c'est cosy et mamie adore. (Oui il y a quand même beaucoup de grands-mères, mais mamie a du goût c'est bien connu).

 

Classe : La moquette-banquette donc.

Pas classe : Fausse note : La musique (Riez svp). On s'attend à quelques notes de jazz ou classique mais sûrement pas à du Justin Timberlake...(aucun lien fils unique).

 

La Maison Biarrotte à BIARRITZ $$

58, avenue Edouard VII

0559245858